
préface pour que les choses soient claires: OUI cette publication est en rapport direct avec le week-end à la con qui vient de s'écouler. Et principalement avec les trois dernières heures qui se sont montrées particulièrement rigolotes. Et par "rigolotes", j'entends "personne n'a un peu d'Arsenic en stock?"
HA! CA Y EST!
Le voilà! Le finish-him! La balle entre les deux yeux! La mine anti-personnel déguisée en colis humanitaire!
Un putain de "kikoololhihihitropdlaballeuuuuh" à la Nitroglycérine!!!
Bizarrement, ça soulage. Oui, parce que là, je commençait à m'inquiéter. Allez. Comme on dirait par chez nous quand on veut se rassurer: "ha ben on se sent vivre hein m'dame!".
Seulement là ça prend une proportion assez malsaine! Oui parce que, l'écriture automatique, ça a son bon côté, mais la semi-automatique se veut parfois plus efficace (si par "semi-automatique" on entend "je prend le temps de me relire avant de publier et de corriger les fautes de syntaxe"). Voilà d'ailleurs le meilleurs exemple de situation!
BEHOLD!
Un de ces soirs ou on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché. Ou alors d'aller se coucher à la seconde, sans pouvoir parcequ'on frise l'ulcer. Frank Sinatra nous hurle ses "got my best vest, all I need now is the girl" d'une voix tonitruante, sadique et déguisée en lapin rose dans les oreilles. Ho oui darling! Tout est propice à la végétation végétative de ronces grimpantes dans la région du cortex.
Si tout ce dont cet espèce d'abruti avait besoin était effectivement "the girl", alors il était bien sujet être l'objet de mon envie. Dans un monde qui m'apparaît couvert de pièges divers, parfumé au chloroforme coupé à l'essence de lame de rasoir, affichant fièrement les bannières de l'égoïsme, de l'égocentrisme, de la mégalomanie, de l'individualisme, de la mauvaise fois, j'en passe et des meilleurs, bref, dans un MDM où l'ont traîne sa VDM, j'aimerais bien simplement pouvoir me contenter "d'une girl".
Il serait temps de changer la musique là. Franky n'aura jamais autant ressemblé à du death-black-grind-metal industriel gothique à mes oreilles.
Et voilà! BOUM! Un nouveau problème s'affichant à l'écran. Couldn't retrieve soundtrack to your life. Please press Alt+F4 and contact an administrator.
Alors quoi maintenant? Vous pensez que je vais me contenter de vous observer me transpercer mécaniquement le thorax sans chercher la musique qui va avec? Oui? Non? Alors merde, aidez moi à trouver mes réponses!
Décapitez moi sur du Wagner. Éventrez moi sur du Cloclo. Immolez moi sur du I Am (oulah...pas fais exprès ce jeu de mot là). Défénestrez moi sur du Nine Inch Nails. Immasculez moi sur du Marduk. Dépecez moi sur du Abba. Torturez moi à mort sur du DJ Tiestö. Noyez moi sur du Eels. Empoisonnez moi sur du Devendra Banhart. MERDE faites quelque chose au lieu de rester là à énumérer vos cibles avec les yeux vides.
Oui effectivement, y a de ces soirs. Y a de ces soirs où votre vie semble se jeter elle même sur un lit de grenades avec une seule et unique goupille en sa possession. Une roulette Russe à l'échelle même de l'existence. Où tout atome, toute molécule existante est une agression.
Donc pour revenir à mes putains de moutons. Oui, il est sujet de mon envie. Si il suffisait d'une présence pour arrêter de capharnaüm environnant, alors ce serait comme jouer à cache-cache avec un ange, et faire tout pour volontairement ne pas le trouver.
Pourquoi j'ai l'impression d'avoir atteint un stade où j'aurais plutôt tendance à trouver la cachette du pauvre chérubin pour la remplir de béton, qu'il arrête de faire flapper ses ailes une fois pour toute et de me percer les tympans à chaque fois par la même occasion.
(oui...FLAPPER....j'invente des termes).
Non c'est bien d'un autre ressort. Il avait tout faux. Je vais pas tomber dans le délire subversif et affirmer à tort et à travers que notre vie n'est qu'une pourriture de safari où l'on ne pourrait appercevoir QUE des hyènes anorexiques, qu'on passe notre temps à scruter l'horizon pour trouver ce sens qu'on ne trouvera jamais. Je ne dirai jamais ça parce que justement je réalise que ce sens restera introuvable.
Et c'est bien ça le problème. Que chercher?
OK résumons:
- agression constante du monde
- je-m'en-foutisme et nihilisme
- je-m'en-foutisme et nihilisme
- pragmatisme et maturité
- agression constante du monde
- mise en exergue du fait que le monde agresse quoiqu'on adopte comme posture
- re-pragmatisme, mais plus enfantin cette fois. Dans le genre "m'en fout, j'fais ce que j'veux, maintenant je vis MA vis en cherchant MA vérité"
- mise en exergue du fait qu'il n'y a aucune vérité à trouver
C'est le PIRE moment. C'est à ce moment là que ces massues tombant dans vos alentours semblent les plus douloureuses, les plus délicieusement parsemées de pointes acérées. C'est à ce moment là que vous vous dites qu'il serait ptêt temps de vous mettre à l'abris au lieu de rester bêtement la bouche ouverte sous le déluge à essayer d'attraper ces flocons d'acide avec le bout de votre langue. Alors que vous avez déja les deux jambes brisées.
Plus question de combat, ni d'oeillères, ou de course éfreinée sous la pluie. Plus rien de tout ça.
Un douloureux mais jouissif atterrissage.
Jouissif, dans le sens où on sait enfin qu'on va pouvoir penser (faute d'orthographe?) nos blessures à l'abris, seul, à regarder la terre s'effriter dans un chaos biblique depuis le confort de notre bulle. Plus comme avant une bulle sourde, juste une chambre avec vue sur l'apocalypse et petit-déjeuner au lit.
Jouissif, pas dans un sens positif. Mais plutôt jouissif dans le sens malsain. Dans un sens "Cinéma d'horreur Japonais". Dans un sens Kubrickien. Genre la petite fille en robe d'écolière dansant autour d'un cadavre en récitant un tantra satanique.
Et voilà. Cette douloureuse prise de conscience faite, que reste t'il à faire? Survivre. Essayer de trouver cette fameuse bande-originale qui irait à ravir à votre existence déplumée. L'écouter en boucle, over and over again, jusqu'à l'arret complêt de vos cellules cérébrales. Et essayer de pas trop s'faire chier.
J'espère que vous avez pris des cartes.
Pour passer le temps, je pourrais développer plus sur ce qui m'a poussé à entamer ce cri de trop. Mais ça perdrait de son charme primitif. Après tout, les rythmiques s'éternisent mais ne se ressemblent pas, et nous auront encore le temps de redécorer ces murs ensemble, en dansant délectablement sur cette musique.
Oui. J'ai juste envie de scier à mi-chemin les pieds du tabouret sur lequel vous vous étendez, pieds pointus, pour m'aider à tout reconstruire. Comme une envie de tout auto-détruire. Parce que même quand vous prétendez flatter les terminaisons nerveuses du bonheur, vous ne faites qu'irriter un peu plus mes allergies. Mon allergie à la vie. Et c'est peut-être bien la seule chose qui arrive à effacer le "sourire" de mon "sourire narquois".
Pas bon. Pas bon du tout.
D'ailleurs. À l'image de ce ras-le-bol. À l'image de votre provocation innocente, pour changer, je m'arrêterai sec!

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire