jeudi 29 janvier 2009

Our eyes remain closed under a shower of sunlight


Wake up, wake up
Little sparrow
Don't make your home
Out in that snow



J'aimerais croire aux chemins, à l'avenir, aux boules de cristal et aux diseuses de bonne-aventure...

C'est juste dommage que le voyage sur ce chemin rocailleux qui me précède m'a rendu incrédule, inamovible, aveugle.



Parce que oui, j'aimerais parfois envoyer chier les surprise! Je voudrais pouvoir me glisser dans l'ombre pour aller observer ce qu'il y a dans ce paquet d'images tamponnées à mon image, à notre image. Comme un enfant une nuit de 6 décembre qui marche sur la pointe des pieds pour éviter de faire grincer les marches de l'escalier...



Reste à voir si Saint-Nicolas n'apporte que des cadeaux. Je suis doûte.



Ce doûte! C'est bien ça qui me fait cracher ces mots.



Parce que oui, parfois j'aimerais avoir un polaroïde projeté quelques semaines...mois...années plus loin. Pour regarder par la fenêtre, et voir à quoi ressemblera cette rue. Voir si les hirondelles feront toujours leurs nid dans le bouleau. Observer les rides creusant les visages familiers, et se demander à quoi ressemblaient les visages qui n'avaient jamais foulé ces pavés avant que les rides les envahissent.



Je ne vais pas dire que ça en deviendrait une obsession, mais c'est comme essayer de toucher les rayons du soleil. C'est tendre la main pour toucher du bout des doigts l'horizon. C'est vouloir transformer sa vie en magnétoscope. C'est appuyer frénétiquement sur la touche >> jusqu'à ce que cette rue aie l'air agréable, jusqu'à ce que la brûme se soit dissippée et que les couleurs soient revenues. Et ne pas avoir à me demander de quelle palette de couleurs l'image sera composée...


...pour ne pas dire que j'aimerais pouvoir choisir ma palette...ta palette...tes couleurs...





...et pouvoir enfin appuyer sur la touche pause, fixer l'image lorsque ces couleurs apparaîtrons et qu'on pourra les admirer encore et encore, tel un tableau parfait. Et surtout, en espérant que personne ne fasse repartir la lecture...




Oui...et en attendant...je ne regarderai plus par la fenêtre, pour continuer à l'imaginer vide et grise...jusqu'à ce que tu vienne la repeindre. En espérant que tu vienne la repeindre...




Car tes couleurs sont les seules qui me conviennent.





Aucun commentaire: